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F056 · Régulation de débit

Diviseur de débit — synchronisation d'actionneurs

⏱ 3 min de lecture

Diviseur de débit — synchronisation d'actionneurs

À quoi ça sert ? Comment ça marche ? Ce qu’il faut retenir.

C’est quoi ?

C’est un appareil qui partage l’huile en parts fixes entre deux (ou plusieurs) machines, pour qu’elles avancent en même temps, à la même vitesse. On l’utilise par exemple pour que deux vérins montent un plateau bien droit, sans qu’un côté parte avant l’autre.

C’est comme un arrosoir à deux becs réglés pour verser toujours moitié-moitié : peu importe le récipient sous chaque bec, chacun reçoit la même quantité.

Comment ça marche ?

La pompe envoie un seul jet d’huile. Le diviseur le coupe en deux parts — par exemple 50 % / 50 %, ou 60 % / 40 % si on veut deux vitesses différentes. Ce partage est fixé d’avance dans l’appareil.

Le point malin : même si un vérin force plus que l’autre (charge plus lourde d’un côté), le partage ne change pas. À l’intérieur, une pièce mobile se rééquilibre automatiquement pour garder chaque part constante. Sans ce diviseur, l’huile filerait vers le vérin le plus facile à pousser, et l’autre resterait immobile jusqu’à ce que le premier soit arrivé au bout.

Il y a deux familles :

  • Le diviseur à tiroir : une petite pièce coulissante partage l’huile. Simple et économique.
  • Le diviseur « volumétrique » : ce sont plusieurs petits moteurs sur le même axe. Comme ils tournent forcément à la même vitesse, ils distribuent l’huile très précisément (jusqu’à 2 % près).

À quoi ça ressemble sur un schéma ?

Une entrée d’huile et deux sorties. Pour le type volumétrique, on dessine deux petits moteurs reliés par un trait (l’axe commun).

Dans quel cas on l’utilise ?

  • Monter ou descendre un plateau bien à plat avec deux vérins.
  • Faire tourner plusieurs moteurs à la même vitesse.
  • Chaque fois qu’il faut du mouvement synchronisé, même si les charges sont différentes.

Ce qu’il ne faut pas faire (et pourquoi)

  • L’utiliser loin de son débit prévu. Chaque diviseur a un débit « idéal ». Trop loin, le partage devient moins précis.
  • Oublier le rattrapage de fin de course. Le partage n’est jamais parfait ; à force, un vérin peut arriver au bout avant l’autre. On ajoute alors un système de rattrapage pour les remettre d’aplomb.
  • Le monter à l’envers s’il est prévu pour un seul sens : il ne partagera plus rien.

Les mots à connaître

Mot techniqueCe que ça veut dire en clair
DébitLa quantité d’huile qui passe par minute (litres/minute). C’est elle qui donne la vitesse.
Diviser le débitCouper le jet d’huile en plusieurs parts fixes.
SynchronismeDeux machines qui bougent exactement ensemble, à la même vitesse.
RécepteurLa machine qui reçoit l’huile : un vérin ou un moteur.
Compensation de pressionLe petit réglage automatique qui garde le partage stable même si une charge change.
CylindréeLa « taille » d’un moteur : combien d’huile il avale par tour (cm³/tour).
Fin de courseLe moment où un vérin arrive tout au bout de sa longueur.
RéversibleUn diviseur capable aussi de faire l’inverse : réunir deux jets en un seul.

Pour aller plus loin

  • Fiche expert : 07_04_diviseur_debit_EXPERT.md (types à tiroir et volumétrique, précision, rattrapage de fin de course, pannes).
  • Fiche 12.06 — Synchronisation de vérins : les autres méthodes pour faire bouger deux vérins ensemble.
  • Fiche 07.03 — Régulateur de débit 3 voies : pour régler la vitesse d’une seule machine (à ne pas confondre avec le partage entre plusieurs).

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